...
01 76 31 06 55

Sommaire

    Notre offre vous intéresse ?

    Malus écologique : nouveautés et barème en 2025

    En 2025, le malus écologique fait l’objet d’un nouveau durcissement, impactant aussi bien les particuliers souhaitant acheter une voiture neuve ou d’occasion récente, que les entreprises gérant un parc automobile. Instauré dans le cadre de la transition énergétique, ce dispositif vise à pénaliser les véhicules les plus polluants afin d’encourager l’adoption de modèles moins émetteurs, voire électriques. Avec l’abaissement des seuils d’émissions et la hausse des montants, anticiper l’impact du malus devient essentiel, aussi bien pour les acheteurs individuels que pour les gestionnaires de flottes professionnelles.
    Illustration d’un SUV sombre émettant un nuage de fumée en forme de CO₂, avec en arrière-plan un document officiel affichant un symbole euro barré, représentant le malus écologique.

    Sommaire

    Qu’est-ce que le malus écologique ?

    Le malus écologique est une taxe appliquée lors de la première immatriculation d’un véhicule en France lorsque celui-ci dépasse un certain seuil d’émissions de CO₂. Il s’inscrit dans le dispositif du bonus-malus environnemental, destiné à récompenser les véhicules propres et à pénaliser les modèles jugés trop polluants.

    En 2025, le malus s’applique principalement aux voitures particulières (véhicules thermiques et hybrides rechargeables selon leurs émissions) ainsi qu’aux véhicules importés, qu’ils soient neufs ou d’occasion, lorsque leur première mise en circulation est récente. Le montant du malus est calculé en fonction du taux d’émissions de CO₂ exprimé en grammes par kilomètre (g/km), selon la norme WLTP (Worldwide Harmonised Light Vehicles Test Procedure).

    Concrètement : plus un véhicule émet de CO₂, plus le montant du malus est élevé. À l’inverse, les véhicules 100 % électriques ne sont pas soumis au malus dans le cadre de ce dispositif.

    Les nouveautés du malus écologique en 2025

    L’année 2025 marque un durcissement significatif du dispositif, avec plusieurs évolutions qui impactent directement le coût d’achat des véhicules :

    • Seuil d’émission abaissé : le malus s’applique désormais à partir d’un niveau d’émission plus bas qu’en 2024, ce qui élargit le nombre de véhicules concernés.
    • Montants revus à la hausse : les tranches du barème sont plus élevées, ce qui augmente la charge financière pour les véhicules les plus polluants.
    • Plafond relevé : le montant maximum du malus atteint un niveau record, touchant particulièrement les SUV lourds et véhicules à fortes émissions.
    • Extension aux véhicules d’occasion récents : selon leur date de première immatriculation et leur niveau de vétusté, certains véhicules d’occasion peuvent également être soumis à un malus calculé via un coefficient d’usure.
    • Prise en compte renforcée du poids (malus au poids) : certains véhicules lourds sont doublement impactés si leur masse dépasse un seuil fixé par la réglementation.

    Ces évolutions rendent le malus 2025 plus contraignant et incitent fortement les acheteurs, particuliers comme entreprises, à revoir leur stratégie d’acquisition.

    Barème du malus écologique 2025 : quels montants selon les émissions ?

    Le malus écologique 2025 se calcule à partir du taux d’émission de dioxyde de carbone (CO₂) d’un véhicule. Plus ce taux est élevé, plus le montant de la taxe augmente. En 2025, le gouvernement a choisi d’abaisser le seuil de déclenchement et de renforcer la progressivité du barème.

    Le malus commence désormais à partir de 113 g/km de CO₂, contre 118 g/km en 2024. Cela signifie qu’un plus grand nombre de véhicules thermiques, notamment essence et diesel, sont concernés.

    Le montant maximal du malus atteint 70 000 € pour les véhicules les plus polluants.

    CO₂ (g/km) 2024 (€) 2025 (€) Évolution 24→25
    113 0 50
    114 0 75
    115 0 100
    116 0 125
    117 0 150
    118 50 170 +240 %
    119 75 190 +153,33 %
    120 100 210 +110 %
    121 125 230 +84 %
    122 150 240 +60 %
    123 170 260 +52,94 %
    124 190 280 +47,37 %
    125 210 310 +47,62 %
    126 230 330 +43,48 %
    127 240 360 +50 %
    128 260 400 +53,85 %
    129 280 450 +60,71 %
    130 310 540 +74,19 %
    131 330 650 +96,97 %
    132 360 740 +105,56 %
    133 400 818 +104,50 %
    134 450 898 +99,56 %
    135 540 983 +82,04 %
    136 650 1 074 +65,23 %
    137 740 1 172 +58,38 %
    138 818 1 276 +55,99 %
    139 898 1 386 +54,34 %
    140 983 1 504 +53 %
    141 1 074 1 629 +51,68 %
    142 1 172 1 761 +50,26 %
    143 1 276 1 901 +48,98 %
    144 1 386 2 049 +47,84 %
    145 1 504 2 205 +46,61 %
    146 1 629 2 370 +45,49 %
    147 1 761 2 544 +44,46 %
    148 1 901 2 726 +43,40 %
    149 2 049 2 918 +42,41 %
    150 2 049 3 119 +52,22 %
    151 2 370 3 331 +40,55 %
    152 2 544 3 552 +39,62 %
    153 2 726 3 784 +38,81 %
    154 2 918 4 026 +37,97 %
    155 3 119 4 279 +37,19 %
    156 3 331 4 543 +36,39 %
    157 3 552 4 818 +35,64 %
    158 3 784 5 105 +34,91 %
    159 4 026 5 404 +34,23 %
    160 4 279 5 715 +33,56 %
    161 4 543 6 126 +34,84 %
    162 4 818 6 637 +37,75 %
    163 5 105 7 248 +41,98 %
    164 5 404 7 959 +47,28 %
    165 5 715 8 770 +53,46 %
    166 6 126 9 681 +58,03 %
    167 6 537 10 692 +63,56 %
    168 7 248 11 803 +62,84 %
    169 7 959 13 014 +63,51 %
    170 8 770 14 325 +63,34 %
    171 9 681 15 736 +62,55 %
    172 10 692 17 247 +61,31 %
    173 11 803 18 858 +59,77 %
    174 13 014 20 569 +58,05 %
    175 14 325 22 380 +56,23 %
    176 15 736 24 291 +54,37 %
    177 17 247 26 302 +52,50 %
    178 18 858 28 413 +50,67 %
    179 20 569 30 624 +48,88 %
    180 22 380 32 935 +47,16 %
    181 24 291 35 346 +45,51 %
    182 26 302 37 857 +43,93 %
    183 28 413 40 468 +42,43 %
    184 30 624 43 179 +41 %
    185 32 935 45 990 +39,64 %
    186 35 346 48 901 +38,35 %
    187 37 857 51 912 +37,13 %
    188 40 468 55 023 +35,97 %
    189 43 179 58 134 +34,63 %
    190 45 990 61 245 +33,17 %
    191 48 901 64 356 +31,60 %
    192 51 912 67 467 +29,96 %
    193 55 023 70 000 +27,22 %
    194 et + 60 000 70 000 +16,67 %

    Rappel : la trajectoire initiale prévoyait un seuil à 113 g en 2025, 106 g en 2026 et 99 g en 2027.

    Quel impact pour les particuliers ?

    Pour un particulier, l’application du malus écologique peut fortement influencer le choix du véhicule, notamment lors de l’achat d’un modèle neuf ou d’un véhicule importé récent. Les modèles thermiques classiques, en particulier les SUV à essence, risquent de devenir moins attractifs en raison d’un surcoût immédiat à l’immatriculation.

    Voici les principaux effets pour les particuliers :

    • Hausse du prix d’achat pour les véhicules thermiques à émissions moyennes ou élevées
    • Nécessité de comparer les modèles en fonction de leur taux de CO₂
    • Intérêt renforcé pour les véhicules hybrides à faibles émissions ou électriques (non soumis au malus)
    • Réduction de l’attractivité de certains modèles essence/diesel de milieu de gamme
    • Nécessité d’anticiper les changements pour éviter un surcoût sur un futur achat

    De plus en plus d’acheteurs s’orientent vers des modèles plus légers, moins émetteurs, ou choisissent de planifier leur achat selon le calendrier des nouvelles réglementations.

    Quelles conséquences pour les entreprises et flottes professionnelles ?

    Le durcissement du malus écologique en 2025 représente un enjeu financier majeur pour les entreprises disposant d’un parc automobile. Les gestionnaires de flotte et responsables financiers doivent désormais intégrer ce coût supplémentaire dans leur stratégie de mobilité et leur politique d’acquisition de véhicules.

    1. Un impact direct sur le coût total de possession (TCO)

    Le malus écologique augmente le prix d’acquisition des véhicules thermiques ou hybrides peu efficients. Pour les entreprises qui renouvellent leur parc chaque année ou tous les deux ans, cette taxe peut générer des surcoûts importants, notamment sur les SUV ou véhicules utilitaires lourds.

    Exemple : une flotte de 30 véhicules émettant 145 g/km peut générer plusieurs dizaines de milliers d’euros de malus lors de leur renouvellement.

    2. Un effet sur les choix de motorisation et la car policy

    Pour contenir le coût fiscal, de nombreuses sociétés révisent leur car policy, en limitant les véhicules fortement émetteurs et en privilégiant :

    • les véhicules hybrides rechargeables sous les seuils d’émission,
    • les véhicules électriques,
    • les modèles allégés soumis à un malus réduit,
    • ou des gammes de voitures optimisées CO₂.

    3. Vers une stratégie d’optimisation de flotte

    La transition vers des flottes moins polluantes devient stratégique. Les entreprises s’appuient désormais sur des outils digitaux de reporting CO₂, de simulation fiscale et de pilotage de flotte pour :

    • identifier les véhicules les plus coûteux fiscalement,
    • anticiper les échéances d’immatriculation,
    • simuler l’impact du malus sur plusieurs années,
    • planifier une transition progressive vers l’électrification.

    4. Une pression accrue sur les gestionnaires de flotte

    Les responsables de parc doivent désormais justifier non seulement le choix d’un modèle par rapport au coût d’usage, mais aussi au regard de l’impact fiscal (malus + malus poids). L’achat d’un véhicule peut désormais être évalué selon un double critère : performance d’usage + optimisation fiscale.

    Comment limiter ou éviter le malus en 2025 ?

    Face au durcissement du malus écologique en 2025, aussi bien les particuliers que les entreprises doivent adapter leur stratégie d’acquisition automobile. Plusieurs leviers permettent de limiter, réduire ou éviter totalement cette taxe.

    1. Choisir un véhicule faiblement émetteur ou électrique

    Les véhicules 100 % électriques ne sont pas soumis au malus écologique. Certains modèles hybrides rechargeables, lorsqu’ils émettent moins d’un certain seuil de CO₂, peuvent également être exemptés. À condition que leur usage réel permette de limiter les émissions, cette option constitue une stratégie financière et écologique pertinente, notamment pour les flottes professionnelles.

    2. Privilégier les modèles optimisés en matière d’émissions

    Certains véhicules thermiques récents affichent des émissions inférieures au seuil de déclenchement du malus. Comparer les émissions g/km avant l’achat devient indispensable. Les particuliers comme les sociétés peuvent utiliser des simulateurs ou des outils d’aide à la décision basés sur le TCO et le barème CO₂.

    3. Anticiper le calendrier d’achat ou de renouvellement

    L’entrée en vigueur d’un nouveau barème chaque année ouvre la possibilité d’anticiper une immatriculation avant une hausse du malus. Cette stratégie est couramment utilisée par les gestionnaires de flotte qui souhaitent optimiser leur budget annuel.

    4. Opter pour la location longue ou moyenne durée avec calcul optimisé

    La LLD permet de lisser le coût du malus et de l’intégrer dans une mensualité globale maîtrisée. Elle offre aux entreprises une visibilité sur les charges fiscales, et peut inclure des recommandations sur les modèles les plus avantageux en termes d’émissions.

    5. Suivre les performances de sa flotte et ajuster sa car policy

    Pour les entreprises, une politique de mobilité alignée sur les seuils 2025 peut réduire considérablement les coûts. Des outils de suivi permettent d’évaluer le comportement du parc, d’identifier les modèles sur-taxés et de piloter progressivement l’électrification ou la réduction des émissions.

    FAQ : réponses aux questions fréquentes

    À partir de quel niveau d’émissions le malus écologique 2025 s’applique-t-il ?

    Le malus s’applique dès 113 g/km de CO₂ émis, contre 118 g/km en 2024. Plus le taux d’émission est élevé, plus le montant de la taxe augmente.

    Les véhicules d’occasion sont-ils concernés par le malus 2025 ?

    Oui, certains véhicules d’occasion récents importés ou immatriculés pour la première fois en France peuvent être soumis au malus, avec un abattement selon leur âge.

    Les entreprises paient-elles le malus écologique ?

    Oui, lors de l’immatriculation d’un véhicule soumis au malus, les sociétés doivent s’en acquitter. Pour les flottes, ce coût impacte directement le TCO et peut influencer les décisions d’achat.

    Comment calculer le malus écologique 2025 d’une voiture ?

    Il suffit de connaître le taux de CO₂ WLTP et de se référer au barème officiel. Un simulateur ou un outil de gestion de flotte permet d’automatiser ce calcul.

    Le malus écologique s’applique-t-il aux véhicules électriques ?

    Non, les véhicules 100 % électriques ne sont pas soumis au malus écologique basé sur le CO₂ ni, dans la majorité des cas, au malus au poids.